Les Enfants Ancêtres


Les Enfants Ancêtres (la nature du paysage)


La série est une approche poétique d'un mythe indo-européen qui véhicule que les humains serait les âmes du lieu et de la nature incarnée, qui après la mort et comme l'examine le mythologue Mircea Eliade, retournent dans les arbres, dans les fissures, dans l'eau, en attendent d'être accueillis et restaurés dans le monde.


Ce mythe souligne la solidarité de l'homme avec la nature et le cosmos environnant, mais aussi la formation de l'intérieur de l'homme dans les entrailles de la terre, en montrant la connexion forte de la structure psychique de l'homme avec le lieu, en allant parfois jusqu'à l'identification. Le psychisme appartenant au domaine le plus sombre et mystérieux, et qui dans la tradition psychanalytique de Carl Gustav Jung considère que l'essence de la conscience est la distinction faite par la séparation des contraires; et aurait comme archétype la séparation du ciel de la terre.


Aussi l'homme incarne la nature et personnifie le paysage. Par exemple l'identification de la femme avec la terre fertile et la masculinité avec le ciel rend possible la régénération de la vie et a permis à la nature de devenir la structure mythique sur laquelle s'est constitué et renforcé le modèle social.


La série de travaux "Les enfants Ancêtres" explore, par la peinture, la psychologie et les latences du paysage, et questionne le développement du lien social fondé à partir du sacré révélé par la nature, à la distorsion des éléments et les symboles de la nature pour permettre aujourd'hui la saisie et l'exploitation de la nature ainsi que de l'autre au sein de notre société.
La peinture en tant que processus matériel est la métaphore du paysage comme nature et consistance spirituelle, par lequel on recrée visuellement, à l'aide des contrastes, la tension cosmique et psychologique d'une forme de "paysage humain". La couleur a une fonction alchimique, unificatrice et dynamique dans l'ordre interne de la composition, dans les relations entre les éléments contribuant à la création et au fonctionnement de la totalité.


Malgré leur dégrée d'abstraction, mes peintures sont des paysages par la séparation du ciel et de la terre, par des analogies de couleur, tant par le fait que la couleur est elle-même une réalité vivante, liquide qui crée une image. A la place de l'excès et de la domination, la peinture applique d'autres principes de la nature comme: l'interdépendance, la circulation des éléments, la création, la perpétue transformation par des mélanges afin de trouver l'équilibre symbolique entre la nature et la nature intérieure de l'homme, nécessaire aussi dans les principes sociaux.